AGRICULTURE 26 mai 2026

Prévenir ou guérir l’oïdium de la vigne : la stratégie qui fait la différence

Comment prévenir l’oïdium de la vigne | Stratégies efficaces de lutte contre le blanc de la vigne

Prevenir o curar el oídio de la viña: la estrategia que marca la diferencia

S’il existe une maladie endémique dans les vignobles espagnols, c’est bien l’oïdium (Erysiphe necator), également appelé selon les régions cendre, blanc ou « cenicilla ». Ce champignon attaque les feuilles, les grappes et les rameaux, provoquant d’importantes pertes de récolte, tant en quantité qu’en qualité du vin issu des raisins touchés.

Prévenir ou guérir ? Le dilemme du viticulteur

L’une des principales questions que se pose le viticulteur chaque campagne est de savoir quand intervenir : faut-il commencer les traitements avant l’apparition des symptômes ou attendre que la maladie se manifeste ?

L’expérience et les connaissances agronomiques apportent une réponse claire : la prévention est toujours plus efficace que le traitement curatif.

Comprendre le cycle de l’oïdium

La maîtrise efficace de l’oïdium commence par la compréhension de son cycle biologique. Le champignon passe l’hiver sous forme de mycélium ou de cléistothèces dans les débris végétaux et les bourgeons, puis devient actif lorsque des conditions favorables de températures douces et d’humidité modérée apparaissent.

Anticiper ce moment critique est essentiel pour éviter l’infection primaire et limiter la propagation durant les phases ultérieures du développement de la vigne.

Des mesures préventives au-delà du traitement chimique

Prévenir ne signifie pas uniquement appliquer des fongicides. Cela implique une gestion intégrée du vignoble visant à réduire les conditions favorables au développement du champignon :

Concevoir correctement le vignoble afin de garantir une bonne aération et éviter les excès d’eau. 

Choisir des variétés moins sensibles à l’oïdium (par exemple, le Merlot est généralement plus tolérant que le Cariñena). 

Éviter les excès de fertilisation azotée, qui augmentent la vigueur et donc la sensibilité de la vigne. 

Réaliser des travaux culturaux comme l’effeuillage et l’ébourgeonnage afin d’améliorer la ventilation interne. 

Éliminer les sarments après la taille pour réduire les sources d’inoculum pour la campagne suivante. 

 

 

Les avantages de la prévention phytosanitaire

D’un point de vue phytosanitaire, la prévention permet de réduire la pression du champignon et le nombre de spores capables d’infecter la culture lorsque les conditions deviennent favorables.

Par ailleurs, dans un contexte où les produits phytosanitaires de synthèse sont de plus en plus limités, les stratégies préventives permettent de réduire le risque de résistances en évitant les applications répétées de produits appartenant aux mêmes familles chimiques.

Conclusion : prévenir, c’est mieux produire

En viticulture moderne, la prévention ne protège pas seulement la récolte : elle protège l’avenir du vignoble.

Associer des pratiques agronomiques responsables à des stratégies de contrôle préventif constitue la meilleure façon de préserver la santé de la vigne, de réduire les coûts à long terme et de garantir des vins de meilleure qualité.

Engagement AFEPASA : expertise dans la protection et la nutrition de la vigne

Chez AFEPASA, nous comprenons l’importance du soufre comme outil essentiel dans la prévention de l’oïdium. Forts de plus d’un siècle d’expérience dans le développement de solutions à base de soufre, nous proposons des produits efficaces, sûrs et durables, adaptés aux exigences de la viticulture moderne.

Des formulations traditionnelles aux technologies avancées de suspension concentrée, la gamme AFEPASA accompagne les viticulteurs à chaque étape du cycle cultural, en contribuant à préserver la santé du vignoble, protéger la qualité du vin et promouvoir une agriculture plus responsable et plus efficace.